Yes Woman Cry

Yes Woman Cry

Il y en a qui sont vertes de rage
D’autres qui ne peuvent plus supporter le rouge
Celles qui préparent des jus d’oranges pour leurs enfants
Celles qui voient dans le violet, le mot violence
Celles dont les cernes sont aussi bleues que leurs poings serrés
Celles qui marchent en blanc
Et puis il y a
Les Women in Black

Le 28 décembre, un peu partout dans le monde, si vous croisez une femme vêtue de noir, dont la seule couleur est son sourire, vous sentirez peut-être comme un battement d’aile, le souffle d’un espoir de paix. D’un peu de justice.

Nota : Les Women in Black est un mouvement qui a débuté en janvier 1988, à Jerusalem, un mois après la première Intifada. Vêtues de noir, quelques femmes, Israëliennes, ont ainsi voulu marquer, de manière silencieuse, leur protestation. Elles n’avaient qu’un panneau: une main, en carton noir, sur laquelle était écrit : « Stop the Occupation ». Aujourd’hui, les femmes en noires, veuves du monde tel qu’il pourrait être, militent pour toutes sortes de causes. En Allemagne, par exemple, elles luttent contre le néo-nazisme, la xénophobie, en Italie, contre les violences de la mafia, en Inde contre les maltraitances liées au fondamentalisme. Partout, en place de mouchoir rose, de larmes, on peut les trouver. Un même esprit, les réunit au-delà des frontières.

Et si Demain, la mode était vraiment au noir ?

Larmes de laurier

« Bavure israëlienne lors de représailles ».Un titre de dépêches. La bavure, enfin, les bavures, avaient l’âge de trois pommes. Trois ans. Et treize ans. Et bon, comme on dit c’est au nom de quoi déjà ? Ah oui. Représailles. Le foutu mot.
Donc aujourd’hui, c’était un jour de représailles, de bavures. Un pléonasme. Un de plus. Une news presque banale, si l’on excepte le fait que c’est toute l’humanité qui meurt, quand meurt un enfant. Ceci même si les lois israëliennes ont décrété que dès douze ans, un Palestinien n’est plus un enfant, mais a droit aux prisons, et châtiments d’adultes.

Lundi 10 décembre, jour aussi, où le prix Nobel de la paix, a été décerné. A Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU.
ONU qui n’en est pas à une bavure près. De représailles trop indifférentes ou inutiles près.
Il a dit quelque chose comme : "Au XXIème siècle, je crois que la mission des Nations unies sera définie par une prise de conscience, nouvelle et plus profonde, du caractère sacré et de la dignité de chaque vie humaine, quelle que soit sa race ou sa religion."

Si la prise de conscience commence aux Nations Unies,ce sera déjà un bon début. Les grandes lignes, l’outil général est un super machin en état de marche. Et pour la conscience, il y en a qui sont conscients. Merci.

L’Onu, c’est un peu comme une voiture dernier cri, nickel, super sans aplomb, mode d’emploi de 647328895907 pages, avec 6 pelés complètement bourrés qui donnent des directives dans tous les sens. Topo, elle cale sans cesse.

10.12.2001

Pile ou face

Pile ou face


Perdre la face n'est rien


Si l'on sait débrancher sa pile


(2001)

Rêves en silence

Rêves en silence

Courbes le dos et tais-toi
Garde le silence des larmes
Avec le temps, les racines
Tu les mangeras par le bas
Le monde tourne avec le sang
Des innocents
Pour ta casba de demain
Y a déjà les gates et portails de rêve
Malade de virus et croix de fer
Ton école, ton ABC c’est t’écraser
Pour monter au ciel, y a la rue
Apprends à compter les pierres
Dessines des H de haine
Tapes ta tête et écrase
Fais pas rouler les bisbilles

Oublies ta vie, dehors ils attendent
Un faux pas
Les faucons symbole de la victoire
Les faux-culs sont légion
Attends, oublies ta vie
La vie c’est pour ceux qui tiennent
la crosse de la mort
Ici ou ailleurs
Le temps, patience est un produit de luxe
Attends, on finit tous par mourir
En silence, dixit bisbilles
Fais du rêve de ton droit à l’existence
Un château de bac à sable,
Pas en lançant des pavés
Et si t’es en manque
Tout est virtuellement possible
Une balle entre les yeux
Pour en trip en silence
Les racines du bonheur
Se mangent la tête au sol

Quoi que tu fasses
Que tu crèves d’une balle
Pour rire ou pleurer
Tu n’existes pas en tant que toi
Tu n’es qu’un jeteur de pierre
Et on dira toujours que c’est toi ka commencé
Un macchabée pour les charognes
Aux retraites d’enfer
On ne parle de toi que
Pour tes mains en sangs
Ou un bus
Choc de photomatons
T’as raté le tien
Quand t’es né écrasé
Petit frère croix de bois
Croix de fer si je mens
Je vais en enfer

(oct.2000) A toi ti frère de Gaza, Ramallah
16 mois, déjà... 1000 morts après ... le même rap, toujours le même

mars 2002