L'horreur est. Point.

Amnesty International, accusée de partialité par Israël, sort la Convention de Genève pour expliquer que les agissements à l'encontre des civils israëliens vont "à l'encontre de la Convention de Genève (...), c'est choquant". C'est ce que l'on appelle le biscuit pour faire passer un message. "De telles actions inacceptables ne justifieront jamais les violations palestiniennes que nous avons vues commettre au cours des 18 derniers mois".
Oh, certainement, toute action qui tue des civils, des innocents, est abominable.
Aucun humaniste digne de ce nom ne pourrait le contredire.

Et le mais, qui suit, vise simplement à rappeler, puisqu'il le faut, que dans le dossier Proche-Orient, ne pas faire preuve de partialité est cautionner l'horreur, les humiliations que subissent les Palestiniens.

Le peuple palestinien.
Des hommes, des femmes, des enfants, privés de tout droit.
Même celui du désespoir.

Privés d'écoles, de soins, de travail, de maisons, de cultures.

Une fois de plus, et faut-il le hurler, les kamikhazes sont des êtres sans repères, manipulés, simples objets d'un but les dépassant. Juger des êtres privés de tout droit, en utilisant la lorgnette de la raison, est simplement oublier que les pires déraisons naissent de la misère.

Il n'y a aucune partialité, dans le sens, subjectivité malsaine, à dire que l'Etat d'Israël viole les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Droits de l'homme. Humilie un peuple entier, tous les jours, dans des check point, ou ailleurs. Les prive de tout droit. Les blesse : Plus de 18'000 blessés en 18 mois !!!
Les tue, 1200 morts en 18 mois !!!

Que toute cette politique est monstrueuse. Inique.

Ce n'est pas être partial. Subjectif.
C'est simplement être objectif.

Et nier ces faits, n'est qu'ajouter un peu de désespoir en plus, dans le coeur des Palestiniens. Ceux qui, à 17 ans, prèfèreraient certainement, boire un boc ou de la limonade, sous un tilleul ou un olivier.
"On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans,
Et que l'on a des tilleuls verts sur la promenade" (Rimbaud)

Alors... sous les crachats rouges de la mitraille
On finit par dormir.
Pâle dans un lit rouge
Avec deux trous rouges au côté droit

Arrêtez de parler de partialité !!!

Les faits ! Les faits objectifs font vomir
Gerbe de chardons piquants rouges sang

(2002)

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